Reconfinement : et si vous deveniez écoutant dans l’aide au suicide ?

Bien que le télétravail se soit beaucoup développé, en partie boosté par le premier confinement, et qu’il soit pour ce deuxième confinement autorisé de circuler entre sons domicile et son lieu de travail, certaines personnes souffrent encore d’isolement et d’ennui à l’occasion de ce reconfinement de 4 semaines. Mais, si vous ne vous sentez pas assez déprimé pour appeler diverses associations d’écoute en tant que demandeur, pourquoi ne pas proposer vos services en tant qu’écoutant ?

Une activité riche, mais pas trop envahissante

Toutes les associations d’écoute pour le suicide possèdent un mode d’inscription pour rejoindre l’équipe des écoutants. Selon les diverses lignes, la durée de l’engagement mensuel ou hebdomadaire peut varier ; mais on compte en moyenne 10h/semaine pour un écoutant moyen, le tout sur au moins un an (en général). Les conditions sont souvent les suivantes :

                *Suivre une formation (dont la durée varie selon les association d’écoute), et parfois, selon les associations, passer un questionnaire ou un entretien

                *Loger à proximité d’un des bureaux de l’association

                *Avoir plus de 18/26 ans (l’âge varie selon les lignes)

                *Plus largement, être bienveillant, attentif aux autres, croire au pouvoir des mots, et vouloir être disposé à écouter les autres.

https://www.sos-amitie.com/devenir-ecoutant

https://suicideecoute.pads.fr/benevoles

https://www.preventionsuicide.be/fr/je-veux-m-investir/devenir-b%C3%A9n%C3%A9vole.html

Comment faire ?

                Avant de vous engager, vous vous posez des questions. De quoi parlent les appels ? Combien de temps durent-ils ? Comment savoir quoi répondre ? Quels réflexes avoir ? Comment se mettre dans la bonne configuration pour écouter ?

Tous ces questionnements sont parfaitement normaux. Il est vrai que les métiers dont l’écoute est la tâche principale restent dans le domaine de la psychologie et demandent en moyenne 5 ans d’études… comment faire si l’on a soi-même étudié le commerce ou la menuiserie ? Eh bien en vérité, les associations d’écoute ne cherchent pas de psychologues pour répondre ; et d’ailleurs, « les appelants disent ce qu’ils n’oseraient pas dire à leur psy », confiait Michelle, ancienne écoutante chez SOS Amitié. De plus, vous disposez (la plupart du temps) d’une formation spécialisée dans l’aide au suicide et l’art de l’écoute avant de rejoindre l’équipe et de décrocher pour la première fois, ce qui vous permet de savoir à peu près quoi dire. Quand à la durée des appels, elle varie selon les numéros ; chez SOS Amitié par exemple, la durée moyenne des appels est de 20 minutes.

Il est en revanche certain que, pour écouter, Il faut ne pas être déprimé, dépressif ou suicidaire soi-même. « Les appels sont toujours tristes », affirme Gilles, écoutant chez Écoute Suicide ; il faut être capable de représenter une aide pour l’appelant. Il est aussi difficile de garder du recul, de ne pas perdre son sang-froid, de ne pas trop s’attacher, etc ; mais comme dans tout métier, ce sont aussi des choses qui s’apprennent avec l’expérience et avec le temps !

https://www.streetpress.com/sujet/89106-avec-les-benevoles-des-hotlines-anti-suicide

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