SUICIDE ET CHOMAGE : QUELLE AIDE FACE AU SUICIDE ?

Suicide et chômage

L’ETAT DES LIEUX EN FRANCE

D’après le quatrième rapport de l’Observatoire national du suicide, présenté mercredi 10 juin 2020, 30 % des demandeurs d’emploi songent sérieusement à mettre fin à leurs jours, illustration du lien entre suicide et chômage.

DES SOLUTIONS D’ECOUTE

Des associations de prévention du suicide (ALLO SUICIDE, SOS AMITIES  TELEPHONE ,  SUICIDE ECOUTE,  SOS SOLITUDE TELEPHONE)  proposent aux personnes confrontées au suicide une écoute bienveillante anonyme et sans jugement via un «  numéro suicide  » gratuit .  

« Le lien entre travail et suicide résonne particulièrement dans l’actualité puisque la crise sanitaire se double d’une crise économique et sociale. »  Fabrice Lenglart,  président délégué de l’Observatoire national du suicide (ONS), a présenté, mercredi 10 juin, le quatrième rapport de l’ONS :

La relation de cause à effet n’est pas évidente. 

« Le chômage peut détériorer la santé mentale, mais une mauvaise santé mentalepeut, à terme, limiter la participation au marché du travail, la recherche et l’obtention d’un emploi » 

30 % des chômeurs songent sérieusement au suicide, contre 19% des actifs en poste, et « le risque de décès par suicide des chômeurs est supérieur à celui des actifs en emploi, en particulier chez les hommes entre 25 et 49 ans ».

Les  moins de 25 ans sont en première ligne (2 ième cause de mortalité après les accidents de la route (que l’on peut aussi considérer comme des suicides déguisés). 

Mais cette «  aide au suicide » est  insuffisante. Les associations ayant des difficultés à recruter (cf/site -sos amitié- devenir écoutant sos amitié)

Depuis le début de l’épidémie COVID , la situation ne cesse de s’aggraver, pour preuve l’explosion des appels aux différentes associations.

La perte d’emploi a des conséquences sur tous les domaines de la vie (famille, relations sociales) ; on note les effets délétères sur la santé du chômeur (troubles du sommeil, alimentation déséquilibrée, moindre activité physique, comportements addictifs, etc.). 

« Le chômage entraîne une détérioration de la santé mentale pouvant aller de l’anxiété à la dépression, voire, dans sa forme la plus dramatique, au suicide », peut-on lire dans le rapport.

UNE REPONSE A LA SOCIÉTÉ 

Le psychiatre Michel Debout, (le suicide , un cri silencieux , cavalier bleu )  alerte les institutions sur l’urgence de proposer des accompagnements psychiques aux demandeurs d’emploi en plus des associations de prévention du suicide, des numéro suicide, sos solitude et autres associations.

Dans la perspective d’améliorer la prévention, il distingue différents types de suicide chez les chômeurs.

  •  « le suicide retrait », qui vient clore une période d’isolement et de désocialisation provoquée par le chômage pourrait être évité par une proposition de formation ou d’emploi, même précaire.
  • « le suicide protestation » qui manifeste l’opposition à tout ce qui, en amont, a conduit au licenciement.
  •  « le suicide sacrifice » comme acte de dénonciation

LA PRÉVENTION DU SUICIDE EST-ELLE SUFFISANTE ?   

Les associations d’écoute et de prévention du suicide doivent elles se remettre en question ?

 Le suicide en France est il VRAIMENT une priorité des pouvoirs publics ? 

Si l’on, se réfère aux informations des sites des associations de prévention du suicide, ce dernier, en France aurait un énorme coût.

Cf /Article du monde du 12/06/20 d’Anne RODIER

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